Interview sport méca : De Gerus
Par Emmanuel Rolland | Le 29/04/2026 | Sport mécanique
Reshad de Gerus se confie sur son parcours, ses ambitions et les défis qui l’attendent en endurance. Entre détermination et progression, le jeune pilote réunionnais trace sa route vers le haut niveau.
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De Gerus : « Continuer sur cette dynamique »
Après avoir décroché une belle deuxième place lors de l’ouverture de l’European Le Mans Series sur le circuit de Barcelone, pour sa première course avec l’équipe Inter Europol, le pilote réunionnais entend bien accrocher un nouveau podium ce week-end à l’occasion du deuxième round sur le circuit du Castellet.

Reshad, vous avez déjà entamé, à 22 ans seulement, votre cinquième saison en European Le Mans Series. Après une année difficile en 2025 avec l’équipe Duqueine, comment vous êtes-vous rapproché de l’équipe Inter Europol pour 2026 ?
C’est vrai que l’hiver a été assez mouvementé. Il y a eu différentes discussions lors de la saison 2025 pour préparer 2026. A la base, je n’étais pas du tout parti pour rejoindre Inter Europol, mais j’étais sur un autre projet qui n’a finalement pas abouti, avec une décision qui est tombée assez tardivement. J’étais un peu dans l’expectative mais, courant janvier, j’ai reçu un appel du patron de l’équipe Inter Europol [Jakub Smiechowski, également pilote de l’un des deux prototypes LMP2 de la structure polonaise, ndlr], qui m’a proposé de rejoindre son équipe. Une proposition atypique d’ailleurs puisqu’on me proposait de rejoindre un équipage de deux pilotes seulement [avec l’Américain Bijoy Garg, ndlr], ce qui se fait rarement en ELMS.

Une proposition plutôt inespérée, donc ?
Absolument, quand une équipe comme cela t’appelle, c’est du pain béni. Inter Europol s’est imposée comme l’une des formations majeures en endurance, avec une victoire l’an passé en LMP2 aux 24 Heures du Mans, deux titres de vice-champion en ELMS ces deux dernières années, sans parler de leur succès en IMSA en Amérique du Nord. Franchement, ce qui m’est arrivé cet hiver, c’était finalement un mal pour un bien. Les choses sont parfois bien faites dans la vie. Après la saison dernière, je voulais rejoindre une équipe qui me permette de jouer devant, c’est ce qui arrive, et c’est ce dont j’avais besoin.
Rejoindre une équipe à deux voitures, c’est là aussi un atout ?
Tout à fait, c’est un vrai plus. C’est un gros avantage d’avoir deux voitures qui sont toutes les deux compétitives. C’est super intéressant de travailler comme ça, on l’a vu à Barcelone, où il y avait une bonne dynamique de toute l’équipe. Et puis c’est aussi une belle opportunité pour moi d’avoir, sur l’autre voiture, des pilotes de pointe comme Tom Dillmann ou Nick Yelloly. Cela contribuera à me faire progresser et à continuer d’apprendre. C’est un package global plus qu’intéressant pour moi.
Et tout cela a bien fonctionné dès le premier meeting de la saison, les 4 Heures de Barcelone, avec cette belle deuxième place. Comment avez-vous vécu ce premier meeting avec votre nouvelle équipe ?
Ce n’était pas si évident d’arriver là-bas et de tout découvrir, car j’ai vraiment rencontré l’équipe à Barcelone. Je n’ai pas eu l’opportunité de faire des essais avec eux avant la manche d’ouverture, car elle était impliquée en Asian Le Mans Series et en IMSA durant l’hiver, il était difficile de caler un test pour moi. Mais j’ai été agréablement surpris par leur professionnalisme, leur manière de travailler. Et, encore une fois, le fait d’avoir deux voitures nous a permis de progresser plus vite, cela permet d’essayer différentes choses pour les mettre en commun. Mais tout s’est passé en douceur, et c’était vite assez simple de travailler avec mon équipier et avec mon ingénieur, mais aussi les pilotes de l’autre voiture.

Les résultats n’ont pas tardé à arriver puisque vous signez la pole position avec Luca Ghiotto…
Oui, nous étions tout de suite dans le rythme, c’était une belle entrée en matière en arrivant et en découvrant l’équipe à Barcelone. Mais le plus important était la course, avec des contraintes particulières en tant qu’équipage à deux voitures. Bijoy a gardé la tête un moment, puis il s’est retrouvé à se battre avec des pilotes plus rapides qui avaient pris le relais, mais il a su tenir la cadence.
La stratégie a joué un grand rôle lors de cette course ?
Il a fallu gérer des safety-car et de Full Course Yellow, et les autres voitures ont fini avec des pneus plus frais car leur dernier relais est intervenu plus tard, ce qui est normal avec des équipes à trois pilotes. Mais nous sommes parvenus à accrocher cette deuxième place, on était très contents. Notre course s’est déroulée sans erreur, et tout a été impeccablement exécuté par l’équipe. On a pu se battre pour la victoire jusqu’au bout, cela fait du bien.
Voici donc la deuxième manche de la saison, les 4 Heures du Castellet. Une manche en France, c’est toujours spécial ?
Oui c’est un peu la course à domicile, même si le grand rendez-vous de l’année en France sera les 24 Heures du Mans en juin. Mais c’est surtout un circuit que j’aime bien, il est plaisant à rouler, et on apprécie toujours de rencontrer les fans français.
Une deuxième course où vous serez attendu après votre résultat à Barcelone…
C’est sûr, on n’a pas le droit aux faux-pas en ELMS. Il faut rester sur cette dynamique, marquer des points à toutes les courses, la moindre erreur se paie cher. Il y a beaucoup d’équipages solides, il faut donc faire des courses à la perfection pour se battre pour le championnat en fin d’année. Mais on va prendre les courses les unes après les autres, et on verra où on se situe. Après une seule course, il est difficile de se projeter, tout peut encore se passer.
Vous avez mentionné les 24 Heures du Mans, vous voilà donc bientôt au départ de cette épreuve pour la cinquième fois de suite en juin prochain. Quelles sont vos attentes ?
Je me réjouis vraiment, d’autant que l’équipe vient d’officialiser celui qui viendra nous épauler pour Le Mans, puisque Nico Müller sera avec nous. C’est une super nouvelle, c’est un pilote d’expérience, officiel Porsche, et c’est le genre de pilote qu’il nous fallait pour affronter les 24 Heures.

Photos : DR
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