Dossier de la Rédaction (2/4) : la boite robotisée à double embrayage
Par Aurélien Voirin | Le 04/08/2021 | Code et permis
Directement issue de la compétition automobile, la technologie de boite robotisée à double embrayage (DCT) offre beaucoup d'agrément, pour un coût de fabrication moindre qu'une boite automatique traditionnelle. Oovango vous explique tout sur cette dernière.
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La boite robotisée à double embrayage (Dual Clutch Transmission)

Cette technologie de transmission automatique à double embrayage (DCT) est directement issue de la compétition. Elle fonctionne à la manière de 2 boites manuelles imbriquées en opposition l’une dans l’autre. Un 1e demi-arbre relié à un 1e disque d’embrayage gère les rapports de vitesses pairs, tandis qu’en parallèle le 2e embrayage enclenche alternativement les vitesses impaires sur le 2e demi-arbre opposé, de sorte qu’il y ait toujours un rapport engagé d’un côté ou de l’autre.
Comme pour la boite manuelle pilotée, une commande « robotisée » électrohydraulique externe par calculateur électronique assure le changement des rapports en fonction du régime moteur optimal. Mais cette fois la consommation est légèrement inférieure à une boite manuelle classique grâce à la conception spécifique de la boite DCT : faible débattement des pièces mobiles et nombre plus important de rapports sélectionnables.

Avec ces boites à double embrayage (Audi S-tronic, Ford PowerShift, Mercedes DCT, Porsche PDK, Renault EDC, Volkswagen DSG, etc.), la rupture de charge entre rapports pairs et impairs est écourtée par la grande proximité des 2 disques d’embrayage, ce qui permet des changements de vitesse ultra-rapides. Ainsi, pour un coût de fabrication moindre qu’une boite automatique à convertisseur de couple, ces boites DCT offrent un excellent plaisir de conduite sportive et un confort assez proche.
Mais attention au coût d’entretien (préventif et curatif) parfois conséquent de cette technologie de transmission « à double friction » qui impose systématiquement l’usure simultanée puis le remplacement complexe de ses 2 disques d’embrayage ! D’autant que certaines de ces DCT -sans glissement et à la programmation trop dynamique- sont plutôt fragiles, avec parfois en pratique une longévité fortement écourtée…
Dossier de la Rédaction (1/4) : tout savoir sur la boite manuelle
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