Contrôle technique : 21 conseils pour éviter une contre-visite

Par Redaction | Le 05/07/2022 | Conseils achat / vente | Guides & Essais

Exigé dans la réglementation européenne, ce contrôle fait partie des obligations les plus importantes de l’automobiliste pour circuler sur la route. Cependant, si votre véhicule présente un défaut lors de ce contrôle, il sera sujet à une contre-visite. Quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour éviter cette contre-visite ?

Le saviez-vous ?

  • Lors d’un contrôle technique, 44% des défauts recherchés peuvent être à l’origine d’une contre-visite. En d’autres termes, sur 459 défauts recherchés lors d’un contrôle technique, 203 peuvent donner lieu à une contre-visite.
  • 1 véhicule sur 5 est soumis à une contre-visite à l’issue de son contrôle technique.

En quoi consiste la contre-visite ?

Si votre contrôle technique s’avère favorable, vous repartirez avec un procès-verbal et un timbre (A) sur votre pare-brise, indiquant la date du prochain contrôle. Autrement, le procès-verbal que vous obtiendrez indiquera les points défectueux à réparer. En effet, certaines défaillances nécessitent des réparations plus ou moins importantes à effectuer le plus rapidement possible. Vous devrez ensuite passer une contre-visite dans les deux mois suivant le contrôle technique. 

En effet, la contre-visite est un second contrôle rentrant en compte lorsqu’une ou plusieurs défaillances majeures ou critiques ont été signalées durant votre dernier contrôle technique. Ainsi, elle permet au technicien de s’assurer que les réparations demandées ont bien été réalisées et que le véhicule peut continuer à rouler sans représenter un danger possible, immédiat ou direct, aux usagers et à l’environnement.

+ Pour info

Dans ce temps imparti, vous devrez apporter les réparations nécessaires sur votre véhicule sinon, vous vous exposez à des sanctions telles que : l’immobilisation de votre voiture, une amende de 135 euros, et voire une interdiction de mise en circulation . Les articles R325-1 du code de la route prévoient l’immobilisation d’une voiture. Celle-ci peut intervenir lorsque l’état du véhicule est défectueux, en cas de mauvais comportement du conducteur ou pour défaut de présentation de documents conformes.

Par ailleurs, depuis le 20 mai 2018, la nouvelle législation prévoit une contre visite en cas de défaillance majeure détectée et une immobilisation du véhicule pour un point critique constaté.

Que se passe-t-il en cas de contre-visite défavorable ?

Une fois que le propriétaire a réalisé les réparations imposées par le contrôle technique, il doit effectuer la contre-visite. Il doit se présenter dans le centre de contrôle de son choix avec l’original du procès-verbal de contrôle technique périodique défavorable et le certificat d’immatriculation de la voiture. Cette fois-ci, le technicien concentre son contrôle sur les défaillances ayant entraîné la contre-visite. Puis, un nouveau procès-verbal atteste de la conformité du véhicule ainsi qu’un timbre apposé sur la carte grise et sur le pare-brise.

  • Timbre A lorsque la contre-visite est favorable;
  • Timbre S lorsque la contre-visite n’est pas concluante; 
  • Timbre R lorsque le contrôle technique est défavorable pour défaillances critiques.

En cas de contre-visite défavorable, l’automobiliste doit à nouveau effectuer des réparations et se présenter une nouvelle fois à une contre-visite. Lors de chaque contre-visite, les points relatifs à l’identification du véhicule sont contrôlés intégralement.

Quelles défaillances sont à l’origine d’une contre-visite ?

Depuis l’entrée en vigueur le 20 mai 2018 de la directive européenne sur le contrôle technique périodique, les conducteurs sont soumis à de nouvelles obligations. Les défaillances nécessitant une contre-visite se classent selon trois catégories, ou plutôt niveaux de gravité. 

  • Les défaillances mineures, au nombre de 140, requièrent réparations mais ne nécessitent pas une contre-visite.
  • Les défaillances majeures (341) : le véhicule peut rouler, mais nécessite réparations et passe obligatoirement en contre-visite. Les défaillances majeures représentent un danger possible pour la sécurité et l’environnement. 
  • Les défaillances critiques (129) : le véhicule ne peut plus rouler à partir de minuit le jour du contrôle. Il doit être réparé et le propriétaire à l’obligation d’effectuer une contre-visite. Les défaillances critiques représentent un danger immédiat pour la sécurité et l’environnement.

+ Pour info

Dans le cas de la détection d’une défaillance critique, la carte grise du véhicule n’est alors valable que jusqu’au lendemain de votre passage au contrôle technique. Seule une attestation spécifique d’un garage vous permettra de rouler au-delà de ce délai.

Pour quelles raisons devez-vous effectuer une contre-visite ?

Parmi les principaux points entraînant une contre-visite, nous retrouvons :

  • Le dysfonctionnement des feux du véhicule
  • L’usure des plaquettes de frein, des pneus, des amortisseurs ou du pot d’échappement notamment
  • La direction défaillante et mauvaise visibilité pour le conducteur
  • L’usure des ceintures de sécurité et des sièges

Les défaillances majeures (timbre S)

Les défaillances majeures peuvent compromettre la sécurité du véhicule, mettre en danger aussi bien le conducteur que ses passagers mais également les autres usagers, ou avoir un impact négatif sur l’environnement. Parmi les défaillances majeures, nous pouvons citer :

  • L’identification du véhicule est impossible, une absence de plaque d’immatriculation ou sa détérioration invalide le contrôle technique, de même si il n’y a pas de plaques fixées (à l’avant comme à l’arrière)  ou si elle ne concorde pas avec les documents d’identification.
  • Le système de freinage : frein à main ou de service inefficace, réservoir du liquide de frein qui présente un niveau insuffisant ou un défaut d’étanchéité…
  • La visibilité n’est pas optimale, notamment depuis l’habitacle : fissures sur le pare-brise, visibilité insuffisante depuis les rétroviseurs, non fonctionnement des essuie-glaces…
  • La direction présente des anomalies comme la détérioration de la crémaillère de direction ou le mauvais fonctionnement de la direction assistée
  • L’éclairage qui ne fonctionne pas correctement et/ou un possible problème au niveau des feux
  • Les liaisons au sol présentent des anomalies comme une usure des pneumatiques, une fissure ou une cassure des amortisseurs ou un jeu excessif du roulement des roues.
  • La structure mais aussi la carrosserie ne sont pas en bon état
  • Les équipements sont détériorés : mauvaise fixation des sièges (siège conducteur non inclus), mauvais fonctionnement des ceintures de sécurité, non fonctionnement de l’avertisseur sonore (klaxon)…
  • Les organes mécaniques présentent des anomalies comme la mauvaise fixation du réservoir, une fuite légère du circuit de carburant…

Les défaillances critiques (timbre R)

Les défaillances critiques sont celles qui mettent immédiatement en danger les usagers, ou qui ont un impact grave sur l’environnement. Dans ce cas, la circulation du véhicule est autorisée jusqu’à minuit, le jour du contrôle technique. Le conducteur devra réaliser les réparations le jour-même et présenter son véhicule en contre-visite s’il souhaite continuer à l’utiliser. Dans le cas contraire, le véhicule ne peut plus rouler à partir de minuit le jour du contrôle technique.

Sont considérées comme défaillances critiques :

  • Les carrosseries très endommagées pouvant causer des blessures
  • Le châssis ou les éléments de châssis fêlés, corrodés ou déformés de façon importante
  • Les feux de stop inefficaces
  • Les pneus usés excessivement ou entaillés
  • Les portières qui ni se ferment ni s’ouvrent
  • Les éléments de freinage usés excessivement, attestant d’un dysfonctionnement et présentant donc un risque
  • Les trains fissurés ou ayant un jeu excessif
  • La fuite excessive de liquides et l’absence de liquide de frein
  • Les problèmes de direction
  • Le vitrage détérioré excessivement questionnant la visibilité
  • La mauvaise fixation du siège conducteur

Quel est le délai pour effectuer les réparations sur les véhicules ? 

Comme mentionné ultérieurement, vous disposez d’un délai de deux mois pour les défaillances majeures à compter du dernier contrôle technique pour réaliser les réparations nécessaire avant de vous rendre à votre contre-visite. Lorsqu’il s’agit de défaillances critiques, les réparations doivent être initiées dans la journée du contrôle technique. Il est crucial de respecter ces délais pour rouler en toute sécurité.

Par ailleurs, en cas de défaillance(s) majeure(s) et critique(s) : la contre-visite pourra être levée en plusieurs fois. Il vous faudra dans un premier temps traiter les défaillances critiques, puis faire réparer les défaillances majeures, dans le délai imparti. En guise d’exemple, votre voiture présente deux défaillances : une critique (une portière qui ne se ferme pas) et une majeure (mauvaise fixation des sièges). Vous pouvez vous occuper de la portière et présenter le véhicule pour une contre-visite en attendant de réparer la fixation de vos sièges dans le délai donné de deux mois.

Passé ce délai, votre véhicule devra repasser un autre contrôle technique périodique. Vous risquez une amende de 135 euros, voire une interdiction de mise en circulation si vous continuez de circuler alors que la date limite de votre contre-visite est dépassée.

+ Pour info

Quand vous ne respectez pas volontairement ou non la date prévue pour vos contre-visites, à savoir 2 mois, vous serez de fait dans l’obligation de passer à nouveau un contrôle technique complet auprès d’un contrôleur.

Quel est le coût d’une contre-visite ?

La contre-visite coûte entre 10 et 35 euros. Lorsque la contre-visite nécessite un passage sur machine, le prix peut en moyenne varier entre 20 et 35 euros. Par contre, lorsqu’elle se résume simplement à un contrôle visuel, vous pouvez prévoir entre 10 et 15 euros.

Comment éviter une contre-visite ?

Afin de vous prémunir d’une contre-visite, nous vous conseillons de vérifier méticuleusement l’état général de votre voiture ; avant un contrôle technique mais pas seulement. Régulièrement, assurez-vous que :

  1. les pare-chocs et la carrosserie ne comportent pas de parties saillantes
  2. les niveaux (huile moteur, liquide de frein, liquide de direction et lave-glace) sont présents en bonnes quantités
  3. aucun voyant n’est allumé sur le tableau de bord au point mort, mais les voyants liés aux feux fonctionnent correctement
  4. le compteur kilométrique fonctionne et est correctement éclairé
  5. le pare-brise et les vitres sont exempts de fissures supérieures à 30 cm de diamètre
  6. les balais d’essuie-glaces et le lave-glace sont en état de fonctionnement
  7. les rétroviseurs intérieur et extérieurs sont bien fixés ; le bon état des supports de rétroviseurs et de leurs vitres
  8. les ceintures de sécurité sont fonctionnelles et accessibles en cas de contrôle ainsi que l’état des fixations de sécurité
  9. le volant et la boîte de vitesse sont bien fixés
  10. l’avertisseur sonore (klaxon) et le dispositif antivol (blocage du volant) fonctionnent correctement
  11. les sièges sont bien fixés et les portières (latérales, coffre/hayon, capot) s’ouvrent et se ferment correctement
  12. la bonne fixation des plaques d’immatriculation
  13. la fixation du pot d’échappement
  14. l’absence de fuites (amortisseurs, réservoir, échappement, freins)
  15. le fonctionnement des feux
  16. le parfait état des vitres de feux
  17. les fixations des feux
  18. le parfait état du pare brise
  19. le fonctionnement des essuies glaces
  20. l’état d’usure des pneus
  21. l’état de la carrosserie
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