Marché de l’occasion à La Réunion : « Ce n’est pas la vente le problème, c’est le réapprovisionnement »
Par Ophélie Vinot | Le 21/09/2021 | Économie et politique
La crise du fret, conséquence directe de la crise sanitaire, n'épargne pas La Réunion. Les concessionnaires en pâtissent, le marché́ de l'occasion également, mais pas de la même manière.
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« Les gens ne peuvent toujours pas voyager …donc ils achètent des voitures », constate à La Réunion le gérant par interim de Love Location, à Petite-île : location et vente de voitures d’occasion, c’est logiquement le coeur de métier de ces agences.
Selon le gérant, la crise sanitaire n’a pas eu de véritable impact sur les ventes de seconde main et certains modèles de voiture se sont mêmes écoulés avec succès, ici dans le sud de l’île : « Ce qui part le mieux ce sont les Juke, les Qashqaï et les Duster. Les Volkswagen Polo ont aussi beaucoup de succès. Les gens adorent ce genre de modèle car leur prix est attractif et accessible pour eux. »
Dans le nord, à Saint Denis, le discours n’est pas aussi enjoué. Ainsi, chez Turbauto une trentaine de voitures d’occasion entre habituellement chaque mois, « Mais en ce moment, ça se compte plutôt sur les doigts d’une main« , déplore Nassir, l’un des responsables de l’enseigne.
Un risque croissant d’inflation des prix automobiles
Les grands parcs automobiles, comme Turbauto, se fournissent directement auprès des concessionnaires. « Le problème c’est que s’ils ne reçoivent pas leurs véhicules neufs, ils ne peuvent bien sûr les vendre. Et ils cessent donc aussi de reprendre les véhicules usagés de leurs clients. Donc de notre côté évidemment, s’il n’y a plus ces reprises de véhicules d’occasion, il n’y a plus de possibilité de réapprovisionner notre stock ! »
Le problème du marché de seconde main ne se situe donc pas au niveau des ventes, mais à celui du renouvellement des véhicules d’occasion. « On est très dépendant des concessionnaires. Les petits parcs se réjouissent encore de leurs ventes, mais ils vont comprendre bientôt à leur tour que le marché ne se porte pas si bien que ça… »
Le responsable de Turbauto croise donc les doigts pour que la crise actuelle ne dure pas trop longtemps, tout en avouant néanmoins ne pas être très optimiste pour l’avenir : « Le souci à La Réunion, c’est que nous subissons constamment en décalage ce qui se passe en Hexagone. …on espère tous que cette conjoncture incertaine ne s’étendra pas au-delà de décembre, mais franchement pour ma part j’en doute. »
Comme les autres secteurs économiques, le marché réunionnais de l’automobile d’occasion ne pourra probablement pas éviter une augmentation future de ses prix. « On a toujours toutes nos charges à payer : on n’aura pas le choix. « , déplore le Dionysien.
En 2020, 70 577 véhicules d’occasions particuliers ou utilitaires se sont écoulés à La Réunion.
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