À La Réunion, la dangereuse surcharge de batteries usées

Par Ophélie Vinot | Le 09/09/2021 | Environnement

Ils avaient déjà évoqué le problème en juillet dernier, mais les députés réunionnais ont dû en remettre une couche concernant ce sujet urgent d’évacuation des déchets liés à l’automobile. Le gouvernement a donc de nouveau été interpelé. Deux courriers ont été adressés début septembre: l’un à destination de Bruno Lemaire (ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance) et le second, mardi dernier, à la ministre de la Transition Écologique, Barbara Pompili. En cause, la situation particulièrement préoccupante de l’évacuation des déchets dits « dangereux » (mais pas que) sur l’île. « Nous avons un problème sur beaucoup de déchets que nous ne pouvons pas traiter à La Réunion. Il y a notamment eu des cas de batteries laissées dans des champs agricoles, nous sommes très très inquiets« , nous a expliqué Karine Lebon, députée de La Réunion.

Un risque d’augmentation d’abandons sauvages des déchets

Reprenons depuis le début : à La Réunion, certains déchets ne peuvent pas être traités car les structures nécessaires sont inexistantes. Ces déchets, dits « dangereux » sont donc transportés par bateau et traités sur le territoire hexagonal. La situation critique actuelle du fret (et donc le manque de bateaux à destination de La Réunion) ne permet plus le bon acheminement de ces déchets, la marchandise étant considérée comme prioritaire.

Selon la députée Karine Lebon, il y a « un problème d’attractivité sur la destination Réunion« . En effet, seule la compagnie MSC (Mediterranean Shipping Company) accepte de prendre en charge les déchets sur l’île de La Réunion actuellement. Cela pose problème concernant l’accumulation des déchets dangereux, poussant le département au sur-stockage. Les batteries automobiles poseraient le plus problème, représentant « 3 500 tonnes sur 4 500 » des déchets concernés, soit « 15 000 batteries par mois« , explique David Pincepoche, directeur d’activités chez ATBR (Association de Traitement des Batteries de La Réunion). « Sachant que nous sommes déjà à deux mois de sur-stockage« , insiste-t-il. Face à la situation et au risque accru d’abandons sauvages des déchets, il est important de souligner que « les garages et les stations-service continuent de collecter les batteries, il faut que les Réunionnais le sachent« .

Agir face à la crise

Deux éventuelles solutions, au moins provisoires, ont été trouvées. La première serait « d’augmenter les capacités de sur-stockage« , en identifiant des sites industriels à l’abandon par exemple. Dans un premier temps, cette demande a été rejetée par les autorités de l’État, notamment à cause des coûts liés à la mise aux normes des sites concernés.

« Ce que nous demandons également depuis deux mois, c’est de rassembler tous les principaux acteurs concernés par la problématique et d’y réfléchir ensemble, autour d’une table« , explique David Pincepoche, convaincu par l’intelligence collective. « Tout a été tenté. Mais depuis deux mois, c’est silence radio« .

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