En Guadeloupe, les sports auto négocient le virage de la pandémie

Par Priscilla Romain | Le 17/06/2021 | Sports mécaniques

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La nouvelle équipe de la ligue des sports automobiles de Guadeloupe a une to-do list longue comme le bras et un programme ambitieux certes, mais pas très covid friendly selon les autorités sanitaires. Son président, Robert Corvo, est donc engagé dans une bataille pour permettre à ses associations d’engager de nouveau des compétitions.

Il y a un énorme caillou sous la pédale droite de la ligue Guadeloupéenne des Sports Automobiles. Elle fait partie des disciplines qui n’arrivent pas à arracher un feu vert du bureau de sécurité intérieure (BSI) de la Préfecture qui, en ce moment, fait la pluie et le beau temps sur le sport local.

Or, pour mettre en route son programme censé redonner à la discipline ses lettres de noblesse, elle doit faire redémarrer les voitures, et en temps de pandémie, rien n’est moins difficile.

Mettre en place un protocole sanitaire en « béton »

Les courses automobiles, en dehors du public, réunissent en un lieu plusieurs personnes entre les organisateurs, les pilotes et leurs staffs. L’enjeu pour la ligue est de mener avec l’ensemble des présidents de club un travail d’harmonisation pour proposer un protocole sanitaire béton.

Robert Corvo (Credit photo Priscilla Romain)

« Les protocoles proposés par nos présidents sont excellents, ils ont fait du bon boulot. Notre stratégie est de partir de cette base pour upgrader la sécurité sanitaire de l’ensemble des manifestations.

En ce sens, notre équipe médicale propose un sas sanitaire d’entrée avant chaque compétition avec tests antigéniques, prise de température, gels hydroalcooliques, distribution de masques. » détaille Robert Corvo.

Le président veut donner les garanties les plus solides possibles afin de montrer les preuves du sérieux et de la prise de responsabilité de l’ensemble des acteurs de la discipline. Des garanties qui s’ajoutent aux sécurités obligatoires nécessaires à la pratique de la discipline (casques, gants, pilote seul dans le véhicule). L’ensemble du bureau se donne encore un bon mois pour présenter un nouveau protocole qui devrait remporter l’exigeant suffrage du BSI.

« Sur ce dossier nous nous alignons sur l’attitude de président de la Fédération Française des Sports Automobiles, qui plaide avec énergie la cause de la discipline auprès du gouvernement. »

Faire revenir le public au sport auto

La phase sanitaire est d’autant plus importante à passer que le programme de la nouvelle équipe est chargé. Alors adulé par le public dans les années 90 à 2000, le sport auto est depuis passé sous les radars du public. Un constat auquel la nouvelle équipe ne peut se résoudre.

« Il y a une dynamique à imprimer de nouveau. Valoriser la discipline et ses coureurs, bâtir un univers autour de la compétition pour attirer de nouveau le public. Nous voulons aussi permettre au karting de prendre sa place d’école de la conduite et attirer ainsi du sang neuf. »

Les associations qui composent la ligue sont sur la même longueur d’onde, d’autant qu’il y a aussi une économie à relancer avec la séduction de partenaires, actuellement particulièrement difficiles à trouver et à convaincre. En clair, l’heure tourne et pour la ligue, ce nouveau contre-la-monde ne peut pas lui être complètement défavorable.

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