Xavier Flason (ASA Guadeloupe) : « On s’attend à un raz de marée »

Par Emmanuel Rolland | Le 07/06/2024 | Actu | News | Sports mécaniques

Directeur de course du Rallye des Grands Fonds, disputé cette semaine sous l’égide de l’ASA Guadeloupe, Xavier Flason a expliqué à Oovango.com les enjeux de l’organisation d’un tel événement.

La 39e édition du Rallye des Grands Fonds est-elle une édition à part ?

Oui, elle sera un peu spéciale pour tout un tas de raison. Nous organisons le rallye dans le cadre des 50 ans de l’ASA Guadeloupe, c’est donc une épreuve que nous avons complètement remodelée par rapport aux années précédentes, avec des parcours différents, et d’autres nouveautés, ce qui implique d’autres choses à gérer par rapport à d’habitude, comme par exemple la remise des prix, qui se fera dans un endroit différent.

Vous avez choisi de faire revenir deux spéciales mythiques, pouvez-vous en dire plus ?

Il y a effectivement l’apparition de deux grandes spéciales légendaires, mais qui avaient disparues depuis pas loin de trente ans [Dupré/Vallerat et Tombeau/Vallerat, longues de 21 et 19 km respectivement]. Ce sont des spéciales comme on en fait plus, avec des vitesses relativement élevées par rapport au revêtement de la chaussée. Ce sont des véritables juges de paix, qui vont déterminer beaucoup de choses : il y aura beaucoup à gagner, mais aussi beaucoup à perdre. Certains pourront creuser de gros écarts, ou au contraire récupérer le retard accumulé lors des spéciales précédentes.

Que représentent ces deux tronçons d’un point de vue organisationnel ?

Ce sont des spéciales qui demandent une grosse mobilisation en moyens et en personnel, car elles passent par des routes très fréquentées. Nous allons barrer des routes très empruntées, c’est pour cela qu’elles sont disputées le samedi soir tard, puis le dimanche très tôt. Mais les autorités nous permettent de le faire, car la confiance est là. Ces deux parcours ont fait la renommée des Grands Fonds par le passé, elles sont adulées par les spectateurs. Par un grand nombre d’équipages aussi. Nous avons souhaité les réintégrer au parcours cette année pour célébrer les 50 ans. Je ne dis pas que nous renouvellerons l’expérience tous les ans, mais elles sont là cette année.

Ces deux tronçons légendaires, c’est également un plus pour les équipages au niveau des sensations…

Oui car qui dit grande spéciale dit également une plus grande part de risques, en raison du revêtement bosselé et des vitesses atteintes. Aujourd’hui la tendance est à l’organisation de spéciales plus courtes, car c’est plus facile à mettre en place. On a aussi voulu éviter de programmer des spéciales trop rapides ces dernières années, la fédération est plus souple à ce niveau-là, et nous permet de le faire. Le sport auto est dans un renouveau, ce n’est pas la même chose qu’il y a 30 ans.

Mais ce ne sont pas là les seules nouveautés du parcours ?

Non car nous avons aussi remodelé la spéciale Brion/L’Espérance, une spéciale datant des années 90 et qui a elle aussi fait les joies des Rallyes des Grands Fonds à l’époque. Mais les nouvelles configurations de la route, comme les dos d’âne par exemple, nous ont obligés à modifier le parcours.

Le plus, ce sera également au niveau des engagés, avec des grands champions sur la liste des inscrits !

Parlons d’abord de Simon Jean-Joseph, qui a couru aux Grands Fonds l’an passé déjà, même s’il s’agissait d’un engagement de dernière minute, sans oublier le fait qu’il était déjà là il y a deux ans dans la voiture zéro. Je pense que Simon est dans une dynamique où il a envie de rendre à la Guadeloupe ce qu’elle lui a donné. S’il est originaire de la Martinique, Simon a beaucoup couru en Guadeloupe à ses débuts dans les années 90, une expérience qui a beaucoup contribué à sa carrière nationale et internationale. Il avait très envie de revenir et l’initiative est de lui à 100%.

Et puis il y a la surprise du chef, avec la présence de Sébastien Loeb, annoncée il y a quelques jours, racontez-nous cette histoire !

Nous savions que c’était possible depuis plusieurs mois. En plus de nos rôles d’organisateurs, nous sommes évidemment placés dans la vie économique et sociale de la Guadeloupe, et nous avons eu vent de la possibilité de sa venue, puis de la confirmation de son engagement. Sébastien Loeb en Guadeloupe, c’est déjà particulier, Les pilotes d’ici sont des amateurs qui ne sont pas sous l’égide d’une écurie ou d’une marque, alors forcément, accueillir une personnalité comme lui, c’est une grande fierté.

Mais c’est aussi une gestion supplémentaire en terme de sécurité, avec comme on peut l’imaginer un afflux de spectateurs qui viendront évidemment de la Guadeloupe mais aussi de la Martinique, de la France ou bien d’Europe. On s’attend à un raz-de-marée sur le bord des routes ! Je le vois sur les réseaux sociaux, même ceux qui ne sont pas passionnés par le sport auto au premier abord, prévoient quand même de venir voir la course. On comprend bien qu’il y aura une affluence massive, on est bien conscients de ça, ça demandera un certain nombre de mesures.

La tâche de l’organisateur s’annonce donc ardue cette année !

Nous savons faire notre travail, faire rouler des voitures, mais gérer les spectateurs est le côté le plus délicat, ce sera un gros challenge.

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