Pascal Dorseuil, un spécialiste du Motocross de 46 ans qui mène la vie dure aux jeunes pousses !

Par Sportcom 974 | Le 01/02/2022 | Moto | Sports mécaniques

Agé de 46 ans, le riviérois fête cette année ses 30 ans de carrière. Avec autant d’années de compétition à son compteur, Pascal Dorseuil n’a jamais lâché le guidon malgré chutes, blessures et difficultés budgétaires. Le natif de la Rivière Saint Louis compte aujourd’hui 20 titres de Champion de La Réunion en MX, 3 ou 4 titres de Champion Supermotard. Lui même ne sait plus… Sans oublier un titre national de Champion de France vétéran obtenu l’an passé. Dans le même temps, «l’ancien» tient toujours la dragée haute aux nouvelles générations. Ils parviennent que difficilement et épisodiquement à le devancer.

Et pourtant, un des titres dont il est le plus fier ne fait pas partie de cette collection impressionnante. C’est même insolent pour ses concurrents. « En 2003, j’ai résidé pendant un moment en métropole et j’ai obtenu un titre de Champion de Picardie de courses sur prairie » expliquait le pilote. « Certes c’est loin d’être le titre le plus fascinant pour des observateurs. Mais en ce qui me concerne, c’est une discipline que je ne connaissais pas. Un genre de MX sans obstacle et un plaisir réel en terme de pilotage

Une première course en 125CR

L’histoire de Pascal et la moto en compétition démarre en 1992. « Je suis issu d’une famille qui n’était pas des plus argentées, loin de là. Papa était chauffeur livreur à la Rivière Saint Louis pendant 35 ans et maman était mère au foyer. » détaillait-il. «Nous n’avions certainement pas les moyens d’acheter une moto. Très clairement si les jours où tu n’avais pas cours, tu ne prenais pas une pioche, tu étais un «gratteur d’cul (fainéant en imagerie populaire réunionnaise NDLR) !» J’ai pu disputer ma première course sur le terrain de Ti Tampon au guidon d’une 125CR. Mes parents n’étaient évidemment pas au courant» se souvient Pascal Dorseuil. « Pour cette première course, j’ai gagné la série, Maman m’a couvert quand elle a appris que j’avais roulé. La semaine suivante, l’organisateur Jamy Hoareau a rencontré mon père qu’il connaissait et lui a lancé : «tu ne m’avais pas dit que tu avais un fils qui roulait !» Voilà comment Papa a appris la nouvelle. »

La moto… loin d’être une priorité dans l’éducation de Pascal Dorseuil

Au début des années 90, l’éducation était bien plus rigoureuse. Pour les parents de Pascal, le sport Moto n’était évidemment pas une priorité et source d’inquiétudes permanentes en cas de blessure. Le père de Pascal s’est beaucoup inquiété de ce qu’il faudrait faire et comment rembourser si d’aventures la moto cassait. « Heureusement rien de tel n’est arrivé. Cette moto, c’était Claude Carron qui me l’avait confiée. 30 ans plus tard, il est toujours là et je ne le remercierais jamais assez de cette preuve de confiance et de ce prêt

Une période qui l’a poussé à se dépasser

Durant les 4 premières années de cette longue carrière toujours en cours, c’était donc le royaume de la débrouille. Toutefois Pascal enchaînait les succès et les titres. « J’ai démarré en Régional3 mais j’ai choisi de franchir les étapes une à une au fil des ans. Nombreux étaient ceux qui souhaitaient me voir passer immédiatement en Régional1. Après les succès de la référence du Sud de l’ile Loulou Bègue, je suis donc de facto devenu le pilote du Sud de référence. J’ai roulé avec les aînés qui étaient tous du Nord et bénéficiaient d’un guidon officiel avec les concessionnaires. Ça ne m’a pas empêché de prendre beaucoup de plaisir. C’est sans doute cette période qui m’a poussé à me dépasser et optimiser chaque centime, chaque opportunité et ne jamais gaspiller.»

La Kawasaki arrivée juste à point

Les victoires et titres s’enchaînant, et quelques aides ponctuelles de la Sogecore, Pascal Dorseuil a obtenu son premier guidon officiel en 1996. « C’est Télé Sud Motos, aujourd’hui Espace Motos qui m’a fait l’honneur de ma première moto de prêt : une Kawasaki. C’était une immense fierté et un soulagement important. Financièrement ça devenait impossible de poursuivre la course à l’armement.»

Toutefois, le matériel n’est pas tout, loin de là. «Je suis loin d’être un pilote surdoué. Par contre, je suis sans doute un des plus travailleurs. Je passe beaucoup de temps en préparation physique. Je cours, je fais beaucoup de vélo et j’ai toujours particulièrement fais attention à mon hygiène de vie

Pascal Dorseuil bosse en permanence comme un forcené. Son corps taillé à la serpe et l’absence de graisse est là pour en attester. « Il n’y a pas de secret. Du boulot, du boulot et encore du boulot! Dasn le même temps, le mental est également une grosse partie du succès. J’ai énormément appris quand je ne pointais pas en tête. Je me remets toujours en question. Je ne doute pas de mon potentiel mais je cherche en permanence à m’améliorer et améliorer mon approche mécanique et psychologique. »

Pascal Dorseuil, Champion en titre

Avec un titre de Champion de France en catégorie vétéran, Pascal Dorseuil signe son premier titre national en 2021. « Ce n’est pas parce qu’on est engagé en vétéran qu’on arrive en déambulateur » s’amuse-t’il. « Le rythme est costaud et la bagarre est vraiment féroce en piste. Certes l’ambiance est top dans les paddocks, j’ai énormément de potes en métropole. Mais sur la piste j’ai progressé au fil des course en démarrant 4 ou 5 pour ensuite monter au classement. L’an passé j’étais un pilote avec qui il faut composer. Désormais je suis clairement le pilote à battre puisque je suis le Champion en titre.« 

Avec l’objectif de défendre ce titre, l’heure est au bouclage du budget. « La saison comporte 7 courses et il faut deux motos pour évoluer dans de bonnes conditions. Si tu ajoutes les motos, les frais de location de voiture, les billets d’avion, le péage, les frais d’hotel etc, le budget est énorme. Et il n’est pas encore bouclé. » Pascal est toujours entouré et soutenu par ses partenaires et sponsors qui sont devenus des amis fidèles. On ne peut que souhaiter au réunionnais d’aboutir dans sa défense de titre 2021. Avec en point de mire une participation au Championnat du Monde de MX vétéran qui se déroule cette année aux USA en Californie. « Tu imagines : un petit gars de la Rivière Saint Louis, fils de chauffeur livreur, sorti de nulle part qui roulerait aux USA en Mondial. Truc de fou, non ?!»

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Commentaires (1)
  • Le 01/02/2022 | Dorseuil

    Une bête une machine respect

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