L’avenir de la moto s’écrira-t-il sans le permis A ?
Par Kevin Champeau | Le 24/04/2026 | Moto
C’est la question que l’on peut se poser, tant le marché de la moto évolue à mesure que les deux-roues électriques se développent. Heureusement, certains constructeurs font le nécessaire pour conserver l’esprit motard.
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Si le marché de la voiture électrique progresse doucement depuis maintenant de nombreuses années, la situation a jusqu’ici été un peu différente dans l’univers moto. Les propositions des constructeurs ont été sporadiques, et rarement couronnées de succès. La faute à des autonomies trop contraintes, des prix trop élevés et la peur des motards de perdre en sensation.
Mais il se pourrait bien que les fabricants aient trouvé la faille pour enfin développer ce marché à fort potentiel.
Sommaire
De vraies motos sans la contrainte du permis A
Jusqu’à présent, un constructeur moto voulant proposer ses modèles au plus grand nombre les rendait compatibles A2, en bridant leur puissance. Ici, ces derniers utilisent la même technique mais pour faire passer les motos sous la puissance fatidique de 11 kW, ce qui les rend disponibles avec un permis A1. Or, l’obtention du permis A1 est un vrai jeu d’enfant en comparaison au “vrai” permis moto, à savoir le permis A2. Il suffit, en effet, d’avoir le permis B et d’y ajouter une formation de 7 heures.
Cette différence par rapport aux moteurs thermiques est rendue possible parce que la frontière entre permis A1 et permis A n’est plus une question de cylindrée mais de puissance. De ce fait, un constructeur peut mettre le même moteur, mais simplement brider la moto. Bridées à 11 kW, ces motos affichent des performances moindres, mais le couple instantané de l’électrique rend cette différence moins perceptible qu’avec des motos thermiques.
Surtout, une puissance de 11 kW est amplement suffisante pour un usage urbain. Dans ces conditions, l’autonomie limitée des motos électriques est moins contraignante. Ce type de moto apparaît donc comme une solution idéale pour s’échapper des embouteillages et prendre du plaisir.
Toutes les marques s’y mettent
Dans une période où le marché de la moto est de plus en plus compliqué à cause d’une hausse généralisée des prix, la majorité des constructeurs semblent vouloir utiliser cette stratégie pour élargir leur clientèle potentielle. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le catalogue de certaines des principales marques de moto historiques.
Chez BMW Motorrad, la S1000RR n’est pas encore prête à s’électrifier. En revanche, la firme bavaroise a sorti deux modèles 100% électriques adaptés à plusieurs catégories de conducteurs. Le CE-02 est disponible à la fois en équivalent 50cc et en équivalent 125cc. Plus puissant, le CE-04 est disponible pour les permis A1 ainsi que pour les permis A en fonction de la puissance.
Honda se met aussi à l’électrique avec la WN7, une moto au look plus futuriste que jamais. Ce modèle est également disponible en deux puissances : 11 kW pour le permis A1, et 50 kW pour le permis moto classique. Cette différence de puissance est le seul point de distinction entre les deux modèles. D’ailleurs, Zero Motorcycle emploie la même stratégie pour ses modèles Zero S et Zero DS qui sont disponibles en 11 kW tandis qu’une version “débridée” existe pour le roadster et trail routier. Ces dernières délivrent un impressionnant 83 kW de puissance.
De son côté, Flying Flea, marque 100% électrique issue de Royal Enfield, a adopté une stratégie différente en ne proposant que des modèles éligibles au permis A1/B.
Vers la fin du permis A ?
Dans ces conditions, on pourrait presque se demander si la fin des moteurs thermiques dans l’univers de la moto ne va pas rendre le permis A caduque, tant les ventes semblent donner l’avantage aux modèles moins puissants et plus accessibles. Néanmoins, que les vrais motards se rassurent : la fin du thermique est encore lointaine, et nos moteurs à pistons ont encore de belles heures devant eux.
D’ailleurs, l’avenir de la moto pourrait même se montrer radieux, si les prix parviennent à baisser. Si le ronronnement des machines à 1, 2, 3 ou 4 cylindres ont un charme particulier, la propulsion électrique à moto offre de nouvelles sensations qui sont tout aussi synonymes de liberté et de plaisir.
D’ailleurs, certaines marques croient encore dur comme fer à la moto, même électrique. C’est le cas de LiveWire, issue de Harley Davidson. Après un premier modèle en avance sur son temps, Harley Davidson a créé toute une gamme uniquement accessible aux permis A, avec les LiveWire S2 Alpinista, Del Mar ou Mulholland.
En résumé
Le développement de la moto électrique pourrait transformer en profondeur l’accès à l’univers motard, en favorisant des modèles plus simples à conduire et accessibles sans permis A classique. En bridant leurs machines à 11 kW, plusieurs constructeurs cherchent à séduire un public plus large, notamment pour un usage urbain. Mais cette évolution ne signe pas pour autant la fin du permis A ni des motos plus puissantes : elle ouvre surtout une nouvelle voie, plus accessible, dans un marché en pleine mutation.
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