Deux-roues : les dernières tendances qui redessinent la mobilité
Par Kévin Texier | Le 20/03/2026 | Moto
Accès au permis plus coûteux, motos de plus en plus premium, règles de circulation qui évoluent : le monde du deux-roues change. Entre nouvelles contraintes économiques et enjeux de sécurité routière, la mobilité moto et scooter pourrait bien entrer dans une nouvelle ère d’ici 2027.
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Restriction du financement du permis via le CPF, retour progressif du 90 km/h sur les routes départementales, mortalité routière en hausse en ce début d’année. Pris isolément, ces signaux relèvent de domaines différents. Mis bout à bout, ils racontent une même histoire : celle d’un accès au deux-roues qui se complexifie progressivement, dans un environnement réglementaire mouvant et économiquement plus exigeant.
Pour les usagers de l’Hexagone comme des DROM, une question émerge déjà : à quoi ressemblera l’entrée dans le monde du deux-roues à l’horizon 2027 ?
Sommaire
CPF : premier frein à l’entrée dans l’univers moto
Le premier changement intervient avant même de monter sur une moto. Avec la loi de finances 2026, l’usage du Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer le permis de conduire a été fortement restreint. Le dispositif est désormais recentré sur les demandeurs d’emploi ou certaines situations professionnelles spécifiques.
Conséquence directe : un reste à charge plus élevé pour les candidats et un risque de ralentissement des inscriptions en auto-école.
Une problématique appuyée dans les DROM
Le CPF étant un dispositif national, ces restrictions concernent également les territoires ultramarins. Ici, le deux-roues représente bien plus qu’un loisir : il constitue souvent une solution de mobilité quotidienne, face à des transports collectifs parfois insuffisants ou à des contraintes géographiques fortes.
Sans dispositifs d’aide locaux, le coût d’accès au permis s’avère un frein supplémentaire pour une partie des jeunes actifs ultramarins.
Marché moto 2025 : des best-sellers de moins en moins accessibles
En parallèle, le marché français du deux-roues a marqué le pas en 2025, avec des immatriculations en recul par rapport à 2024.
Pourtant, les modèles les plus vendus illustrent une montée en gamme assumée du marché.
Ces machines incarnent trois grandes tendances, à commencer par le trail polyvalent BMW R 1300 GS, modèle le plus vendu l’an dernier.
Les roadsters performants tels que la Honda CB750 Hornet, la Kawasaki Z900 ou la Yamaha MT-07, ainsi que les maxi-scooters premium comme le Yamaha TMAX 560 ou le Honda X-ADV 750, l’illustrent parfaitement.
Leur point commun reste le positionnement tarifaire. La majorité dépasse les 9 000 €, un niveau d’investissement difficilement compatible avec un accès au permis devenu plus coûteux. Les modèles plébiscités au Salon du 2 Roues de Lyon ne dérogent pas à ces standards.
Dans les DROM, où scooters et moyennes cylindrées dominent déjà les usages, cette tendance pourrait encore s’accentuer, alors même que le cadre réglementaire de circulation continue lui aussi d’évoluer.
Le retour du 90 km/h : adaptation locale ou signal contradictoire ?
Depuis l’abaissement généralisé à 80 km/h en 2018, la limitation de vitesse sur le réseau secondaire reste un sujet hautement politique.
En 2026, plus de cinquante départements ont réintroduit le 90 km/h sur tout ou une partie de leurs routes départementales. Les élus locaux avancent plusieurs arguments :
- une meilleure lisibilité pour les conducteurs ;
- une adaptation aux réalités territoriales ;
- une efficacité contestée du 80 km/h.
Mais ce retour intervient dans un contexte délicat : celui d’une accidentalité toujours préoccupante.
La concomitance entre hausse ponctuelle de la mortalité et retour du 90 km/h risque donc d’alimenter durablement le débat public autour de la sécurité routière.
Dans les DROM, où relief, état des chaussées ou conditions climatiques peuvent accroître les risques, la qualité des infrastructures demeure un facteur déterminant.
Un rappel brutal des enjeux de sécurité routière
Selon le dernier baromètre publié par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 226 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en janvier 2026.
Un an plus tôt, 201 décès avaient été enregistrés, soit une hausse de 12 %, confirmant l’augmentation du nombre de victimes par rapport à janvier 2025.
Même si une évolution mensuelle ne suffit pas à établir une tendance annuelle, un constat demeure : les deux-roues motorisés restent surreprésentés dans les accidents mortels.
En résumé
Ces éléments dessinent une transformation progressive du paysage :
- un accès au permis plus coûteux ;
- un marché en France orienté vers des modèles premium ;
- des règles de circulation évolutives.
La question n’est plus uniquement économique ou sécuritaire. Elle devient structurelle.
Comment garantir dès lors l’accessibilité à la mobilité, la sécurité des usagers et la vitalité du secteur deux-roues ?
Car dans l’Hexagone comme dans les territoires ultramarins, la moto et le scooter ne relèvent pas seulement de la passion. Ils constituent aussi un outil essentiel de déplacement.
Et en ce début d’année 2026, une tendance se confirme : entrer dans le monde du deux-roues pourrait bien devenir plus exigeant qu’hier.
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