Interview sports mécaniques : Mathieu Girard
Par Emmanuel Rolland | Le 14/01/2026 | Actualité | Sport mécanique
Après avoir découvert le Dakar lors de l’édition 2024, Mathieu Girard a posé l’an passé ses valises en Guadeloupe, où il a découvert le championnat local de motocross, dont il est devenu l’un des principaux animateurs. Il suit évidemment avec attention l’édition 2026 du Rallye Dakar, un terrain qu’il aimerait retrouver. Cela fait déjà deux […]
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Après avoir découvert le Dakar lors de l’édition 2024, Mathieu Girard a posé l’an passé ses valises en Guadeloupe, où il a découvert le championnat local de motocross, dont il est devenu l’un des principaux animateurs. Il suit évidemment avec attention l’édition 2026 du Rallye Dakar, un terrain qu’il aimerait retrouver.
Cela fait déjà deux ans que Mathieu Girard a arpenté les dunes et les pistes rocailleuses d’Arabie Saoudite, lorsqu’il découvrait pour la première fois l’épreuve du Dakar 2024. Alors installé en Guyane, il avait porté haut les couleurs du département, en allant au bout de son rêve et en ralliant l’arrivée.
Installé depuis maintenant un an en Guadeloupe avec sa femme et ses enfants il n’a pas délaissé le guidon, prenant part au championnat de motocross de la Guadeloupe en 2025. Inconnu de tous, il a surpris les habitués de la discipline en s’imposant dès la manche d’ouverture au Lamentin, pour finalement terminer troisième du championnat — malgré une épreuve manquée — avec une nouvelle victoire lors de l’ultime manche de la saison, le 21 décembre dernier.

« J’ai vraiment pris plaisir à disputer le championnat de Guadeloupe », explique le désormais résident de Baie-Mahault. « C’est une bonne équipe, avec une excellente ambiance. J’évolue face à des jeunes très motivés, et c’est stimulant pour tout le monde. L’objectif est évidemment de disputer à nouveau le championnat en 2026. »

L’an passé, Mathieu Girard s’est également offert une parenthèse sur le Rallye du Maroc, son premier rallye-raid depuis le Dakar 2024. « C’est vrai que cela faisait quasiment deux ans que je n’avais plus participé à une épreuve de ce genre », poursuit-il. « Cela m’a permis de replonger dans l’ambiance rallye pour ne pas perdre la main et conserver un lien avec mes partenaires. C’était la troisième fois que je disputais le Rallye du Maroc. Je commence à bien connaître l’organisation, le déroulement de la course, ainsi que tout l’aspect administratif et technique. »

« Revenir en terrain (un peu) connu permet de vivre la course encore plus à fond. On se met dans le bain plus facilement et on prend davantage de plaisir. Il faut se remettre dans la navigation, car je n’ai pas l’occasion de pratiquer, mais au bout d’une journée, j’étais de nouveau dedans. J’ai pris beaucoup de plaisir, pris moins de risques aussi. Au final, avec ma préparation, j’ai réussi à décrocher un top 20 dans ma catégorie Rallye 2 et un top 30 au scratch, sans casse mécanique. Ce qui est plutôt satisfaisant avec tous ces pilotes d’usine au départ. Un bilan très positif. »

Naturellement, le fait de remettre le pied à l’étrier a ravivé des envies de Dakar chez Mathieu Girard, qui suit l’édition 2026 avec passion.
« C’est une belle course, une édition très serrée », poursuit-il. « En moto, la catégorie que je suis de plus près, le niveau est impressionnant, que ce soit chez les professionnels, en Rallye 2 ou en malle moto. Les organisateurs ont proposé de très belles spéciales, avec de nombreuses difficultés, tant au niveau du pilotage que de la navigation. Cela fait que ce n’est pas forcément le pilote le plus rapide qui gagne, mais celui qui sait gérer sa course, sa machine et ses pneus, ce qui rend cette épreuve particulièrement intéressante. »

Naturellement, le fait de remettre le pied à l’étrier a ravivé des envies de Dakar chez Mathieu Girard, qui suit l’édition 2026 avec passion.
« C’est une belle course, une édition très serrée », poursuit-il. « En moto, la catégorie que je suis de plus près, le niveau est impressionnant, que ce soit chez les professionnels, en Rallye 2 ou en malle moto. Les organisateurs ont proposé de très belles spéciales, avec de nombreuses difficultés, tant au niveau du pilotage que de la navigation. Cela fait que ce n’est pas forcément le pilote le plus rapide qui gagne, mais celui qui sait gérer sa course, sa machine et ses pneus, ce qui rend cette épreuve particulièrement intéressante. »
« On vit énormément de choses sur le Dakar », conclut-il. « Il y a plein de choses à raconter, mais aussi des moments impossibles à retranscrire, comme se retrouver seul dans le désert, sur sa moto, face à des dunes monumentales. »
« Évidemment, le rêve serait d’y retourner un jour. Refaire le Dakar, avec mon expérience de 2024, me permettrait de l’aborder autrement. Pourquoi ne pas l’imaginer un jour ? »
« Mais cela dépend de nombreux facteurs, notamment financiers, car c’est un projet coûteux. Il y a aussi l’aspect familial : j’ai conscience des sacrifices que cela représente pour mon entourage, ainsi que toute l’organisation nécessaire pour monter un tel projet. Je garde donc un œil sur le Dakar, et on verra les opportunités qui se présenteront à l’avenir. »
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